Il était moins une...

Il était moins une...

Après les quatre premiers devoirs envoyés avant fin décembre, je devais envoyer 2 devoirs minimum en janvier.

La reprise après les fêtes a été difficile puis repartie pour bosser les livres à fond je repoussais toujours et toujours le moment de faire les devoirs N°2 de Français et Maths.

Puis une petite gastro m'a cloué au lit une journée entière... je les ai donc posté le jeudi 31 janvier (le cachet de la poste faisant foi) donc c'est dans les temps !!! Je n'ai plus qu'a attendre les résultats !

ça m'apprendra à toujours remettre au lendemain ce que je devais faire le jour même !!!

Petit conseil pour moi: Attention Février est plus court que les autres mois (enfin 2008 est une année bisextille donc il comptera 29 jours !!!)
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# Online seit Mittwoch, 06. Februar, 2008 um 16:07

Bilan Janvier

Bilan Janvier
BILAN JANVIER :

Français: J'ai super bien avancé (enfin je trouve), je suis rendue à la page 365 : c'est le chapitre 2 en Littérature : l'unité 1 est fini.
Rendu in extremis (le 31 janvier) le devoir n°2

Maths : Je rame un peu dans cette matière. J'aime pas les maths à l'origine, donc je repousse toujours le moment d'ouvrir mon livre, et quand je l'ouvre enfin, je ne comprends rien alors je repousse toujours la fois suivante, pourtant je devrais faire des exercices encore et toujours plus sans baisser les bras !
Rendu le devoir N°2 (le 31 aussi)

Histoire: Jai fini la partie Histoire : le XIXème et le XXème siècles sont bouclés, j'ai entamé la partie géographie : Regards sur le monde : des espaces organisés par les sociétés humaines et terminé jusqu'à la page 254.

Sciences: J'ai fini la partie mécanique et entamé la partie concernant « le ciel et la terre » : le système solaire, la terre, rotation de la terre sur elle-même faits jusqu'à la page 230.

Oral professionnel: Pas fait grand-chose dans cette matière.

Littérature de jeunesse: cf la liste précédente, ça avance mais je dois trouver une ½uvre « coup de c½ur » pour pouvoir en faire un exposé solide.

EPS: Je cours environ 2 fois par semaine. Je cours 15 minutes au maximum, je ne suis pas une endurante !!!



OBJECTIFS FEVRIER:


Français: Finir les Volume 2, la partie littérature. Et commencer les Hatier.

Maths: Finir le volume 2: Approfondissement et bien entamer le volume 3: Approche pédagogique.

Histoire: Continuer la partie géographie et la finir. Commencer le Hatier.
Rendre le 2ème devoir.

Sciences: Finir la partie « le ciel et la terre » et commencer la partie concernant "Le monde du vivant".
Rendre le 2ème devoir.

EPS: Continuer à courir et rendre mon devoir oral

Oral entretien: Continuer à potasser le livre, lire les fiches que j'ai récupéré sur le net.

Commencer à Apprendre par Coeur les Fiches...


# Online seit Mittwoch, 06. Februar, 2008 um 16:15

Geändert am Donnerstag, 07. Februar, 2008 um 14:21

BO: Actions éducatives européennes

ACTIONS ÉDUCATIVES EUROPÉENNE
Présidence française de l'Union européenne 2008 : des actions éducatives en direction des élèves
CIRCULAIRE N° 2008-019 DU 5-2-2008


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Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux inspectrices et inspecteurs chargés des circonscriptions du premier degré ; aux directrices et directeurs d'école ; aux principales et principaux ; aux proviseures et proviseurs

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La France assurera la Présidence du Conseil de l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008. Dans ce cadre, le ministère de l'éducation nationale en lien avec le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche aura la responsabilité du Conseil éducation.

La Présidence 2008 de l'Union européenne sera l'occasion pour le ministère de l'éducation nationale de :

- faire progresser la construction de l'espace européen de l'éducation et de la formation professionnelle ;

- faire découvrir les systèmes éducatifs des autres pays européens ;

- faire mieux connaître dans l'ensemble du système d'éducation les enjeux et les réalisations de l'Union européenne dans ce champ ;

- faire découvrir les cultures des États membres de l'Union européenne à travers des rencontres et des échanges culturels.

Le ministère de l'éducation nationale organisera à Paris et en régions cinq conférences nationales autour des thèmes suivants : l'orientation, l'apprentissage des sciences et les indicateurs de performance (ces trois manifestations en partenariat avec le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche), la scolarisation des élèves handicapés et la gouvernance des établissements.

Le ministère de l'éducation nationale organisera aussi en régions (en partenariat avec le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche) trois réunions de niveau gouvernemental, notamment le Conseil informel des ministres consacré à la formation professionnelle.

Au plan local, les établissements scolaires sont invités à mettre en place, selon des modalités qu'il revient aux équipes éducatives de proposer, des actions pédagogiques en direction des élèves autour de deux moments forts :

- la rentrée scolaire, du 2 au 5 septembre 2008, qui pourra prendre, dans chaque établissement, la forme d'une rentrée aux couleurs de l'Europe : pavoisement des établissements, signalétique dans les langues vivantes européennes enseignées dans l'établissement, événementiel spécifique, information aux élèves et aux parents ;

- une semaine de “l'Europe à l'école” qui se déroulera dans les écoles, les collèges et les lycées, du 20 au 24 octobre 2008. Il s'agira, en particulier à l'occasion de cette semaine, de faire vivre l'école, les enseignants et les élèves à l'heure de l'Europe des 27.

Cette semaine de l'Europe à l'école doit être l'occasion pour les équipes enseignantes d'intégrer des thématiques européennes aux enseignements et d'ouvrir certaines activités pédagogiques ou éducatives à la dimension européenne à partir de choix faits par l'établissement.

Les établissements scolaires pourront utilement s'inspirer des thèmes suivants :

- S'agissant du premier degré (cycles 2 et 3), dans le cadre de l'apprentissage de la langue et plus particulièrement de l'apprentissage de la lecture, lire intégralement un poème, un conte, un récit appartenant à la littérature de jeunesse traduit d'une des langues européennes. À cet égard la sélection des 250 ½uvres de littérature de jeunesse publiée par la direction générale de l'enseignement scolaire offre un premier éventail de choix.

- S'agissant du collège, dans le cadre de la découverte des métiers comme préalable indispensable à la construction du projet d'orientation de l'élève, consacrer les 3 heures hebdomadaires de l'option “découverte professionnelle” offerte dans tous les collèges depuis la dernière rentrée à la découverte des métiers en Europe et à la mobilité professionnelle dans l'espace européen.

- S'agissant du lycée, dans le cadre de la préparation à l'enseignement supérieur et à la mobilité des étudiants, demander à des étudiants ayant bénéficié du dispositif Erasmus de venir témoigner devant les lycéens des classes de première et terminale.

De manière plus transversale :

- construire la progression des enseignements sur l'année de manière à ce que les occurrences européennes contenues dans les programmes soient étudiées cette semaine là ;

- organiser, à partir de la ressource existante en établissement, pour chaque classe, un cours relevant d'une discipline non linguistique dans l'une des langues vivantes étrangères et européennes étudiées ;

- demander à chaque élève de la classe, à partir d'une petite recherche personnelle, d'exposer devant le reste de la classe ce qu'est être un écolier dans l'un des 27 pays de l'UE ou dans l'un des pays candidats à l'entrée ;

- dans le cadre de l'enseignement de français, travailler sur les mots migrateurs (à partir d'un choix de mots dont l'étymologie permet de voyager en Europe) ;

- dans le cadre de l'enseignement de l'histoire-géographie, choisir de suivre un fleuve traversant plusieurs pays européens.

En outre, des opérations récurrentes qui se déroulent traditionnellement chaque année comme la “Fête de la science”, “la Journée des Langues”, “Lire en fête”, la “Semaine du goût”, le “Goncourt des lycéens”, pourront à cette occasion être “habillées aux couleurs de l'Europe” Des “kiosques Europe” pourront être mis en place dans les centres de documentation et d'information (CDI) des collèges et des lycées ainsi que dans les bibliothèques et centres de documentation (BCD) des écoles primaires, afin de valoriser les projets européens existants ou envisagés dans l'établissement, en s'appuyant largement sur tous les supports électroniques disponibles.

Toutes les initiatives pourront être encouragées, dans le respect de la pluralité des opinions.
Notre présidence devra être l'occasion de mettre en valeur l'ouverture européenne inscrite dans les projets de chaque académie, en particulier toutes les formes d'échanges d'élèves, de professeurs, de personnels administratifs, d'encadrement, d'inspection ou de direction, avec les pays de l'Union européenne. À cet effet, il conviendra de développer très largement l'information sur l'ensemble des programmes européens destinés à encourager la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie : Comenius, Léonardo, Erasmus, Grundtvig.

Les académies sont invitées à élargir leurs partenariats existants à d'autres pays de l'UE, particulièrement en direction des nouveaux entrants. Chaque établissement est encouragé à nouer des liens éducatifs avec un établissement d'un des 27 pays de l'UE, au besoin en s'appuyant sur le réseau des établissements français présents dans le pays, avec le soutien de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). À cette occasion, des élèves étrangers, “Jeunes Ambassadeurs” pourront venir en France rencontrer des élèves français dans leurs établissements.

L'ensemble de la communauté éducative pourra être mobilisée. Les recteurs sont invités à mettre en synergie l'ensemble des réseaux sous leur responsabilité (DAREIC, DAAC, DAET, DAFCO, DRONISEP, chargés de communication ...), afin de mener à bien ces multiples opérations qui seront autant d'occasions de démontrer la réalité de l'Europe dans notre système éducatif.

Le ministre de l'éducation nationale
Xavier DARCOS
BO: Actions éducatives européennes
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# Online seit Freitag, 15. Februar, 2008 um 12:49

Qu'en pensez-vous ???

Qu'en pensez-vous ???
Le parrainage d'enfants juifs victimes de la Shoah sera en place dans les écoles dès la rentrée de septembre 2008, a déclaré Xavier Darcos, qui n'a pas écarté la possibilité que la démarche soit portée par des groupes d'enfants ou des classes entières.

"Je ne recule pas d'ailleurs j'observe que ce qui est critiqué (...) c'est la complexité de l'idée d'une adoption d'un enfant par un enfant mais personne ne critique le principe qu'il faille évidemment connaître la Shoah et travailler sur cette question", a expliqué le ministre de l'Education sur RTL.

"Dès la rentrée prochaine, nous allons proposer une démarche pédagogique pour répondre à l'intuition du président de la République", a-t-il précisé.

"L'objectif de la démarche semble devoir primer sur les modalités de la mise en oeuvre", a-t-il fait valoir face à la polémique suscitée par le projet présidentiel. "Il s'agit que soient honorés, célébrés, rappelés les enfants juifs morts pendant la guerre".

Pour les modalités, une réunion est prévue mercredi 20 février au ministère de l'Education avec "des responsables du monde de la mémoire et des éducateurs.

"Est-ce qu'il faut que ce soit un par un et pour chaque élève? On peut trouver peut-être d'autres solutions, par un groupe, par classe, se fonder sur d'autres démarches pédagogiques. Nous devons construire les choses maintenant que le président de la République a montré la voie", a souligné Xavier Darcos.



Je trouve que notre cher président va trop loin sur sa nouvelle décision concernant le système scolaire. Un enfant de 10/11 ans est encore beaucoup trop jeune pour apprendre la vie d'un enfant mort par les atrocités de la guerre, ils auront bien le temps de découvrir les détails plus tard. Certes, c'est notre histoire, mais il ne faut pas exagérer, il ne faut pas aller trop loin...

De plus, il est bien mignon quand il prone la suppression du samedi matin, l'augmentation de la durée du sport, de l'anglais. Et les apprentissages fondamentaux alors ??? On les place quand ???? Il ne faut pas s'étonner si les élèves ont des difficultés en français et en maths !!!!


# Online seit Dienstag, 19. Februar, 2008 um 15:04

Nouveaux programmes 2008

Nouveaux programmes 2008
Présentation des nouveaux programmes du primaire
Discours - Xavier Darcos

20/02/2008


http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/3/BOEcolePrimaireWeb_24243.pdf )


Mesdames et Messieurs les journalistes,

Ceux qui ont quitté le système éducatif depuis quelque temps déjà envisagent souvent l'école primaire comme une première étape, exigeante mais vite surmontée, qui précède les difficultés plus sérieuses de l'enseignement secondaire ou du supérieur.

Cette impression erronée se nourrit le plus souvent de la nostalgie de ces années insouciantes, dont la mémoire ne conserve, bien des années après, que de brefs souvenirs : la mélodie obsédante des tables de multiplication, le tracé malhabile des lettres de l'alphabet sur le papier à rayures, l'angoisse de la poésie récitée devant toute la classe. Mais pour l'enfant qui commence à peine sa vie d'élève, la réalité de l'école est tout autre. Elle est une source continue de sollicitations nouvelles, de stimulations intellectuelles et d'incompréhensions passagères que viennent résoudre les explications et les exercices proposés par l'enseignant.

Elle est une remise en cause permanente de la perception incomplète du monde sur lequel l'enfant avait bâti sa personnalité jusqu'alors.

Nous l'oublions parfois, mais l'école primaire est toujours une étape difficile, parce qu'elle s'adresse à des êtres en devenir et parce que son projet pédagogique est exigeant. Mais elle ne doit jamais cesser d'être ambitieuse, car c'est sur elle que repose, presque toujours, la réussite ou l'échec scolaire de l'élève. Ce n'est pas au collège, encore moins au lycée, que se comblent les petites lacunes et les grands retards accumulés à l'école primaire. C'est l'école primaire qui donne à l'élève l'ensemble des connaissances et des compétences essentielles qui lui permettront d'aller plus loin dans son parcours scolaire et de réussir, plus tard, son insertion dans la vie professionnelle.

L'école primaire doit rester garante de l'idéal républicain : permettre à chaque enfant de devenir, par l'instruction, un citoyen libre et éclairé.

Mais son projet pédagogique doit aussi tenir compte des réalités de notre temps :

- à l'heure où la quasi-totalité des élèves poursuivent leur formation au-delà de la scolarité obligatoire, l'école primaire ne doit plus chercher à transmettre en quelques années la totalité des champs du savoir, mais de donner à l'individu toutes les clés pour les approfondir ultérieurement.

- à l'heure où la société de l'information expose les enfants au défi de se repérer dans une masse de données indifférenciées, l'école primaire doit plus que jamais transmettre des savoirs cohérents et des approches méthodiques.

- à l'heure où les pays développés cherchent à comparer la performance de leurs systèmes éducatifs, la France ne peut rester insensible aux rapports officiels et aux évaluations internationales qui soulignent, chaque année, la médiocrité des résultats de son école primaire.

Dans un pays qui investit autant de confiance et de moyens dans son système scolaire, il n'est pas concevable que 15% des élèves quittent aujourd'hui l'école avec de graves lacunes dans la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul.

Affirmer une ambition pour l'école primaire, ce n'est pas seulement rappeler la grandeur de ses origines et l'importance de sa mission. C'est lui assigner des objectifs précis quant à la réussite scolaire des élèves.

Diviser par trois, en cinq ans, le nombre d'élèves qui sortent de l'école primaire avec de graves difficultés et diviser par deux le nombre d'élèves ayant pris une année de retard dans leur scolarité : tels sont les résultats que j'attends de la réorganisation du temps scolaire et de la réécriture des programmes du primaire que je veux vous présenter ce matin.

A partir de la rentrée prochaine, l'école primaire connaîtra une nouvelle organisation du temps scolaire dans la journée, dans la semaine et dans l'année. L'enseignement se fera désormais du lundi au vendredi, le samedi matin étant rendu aux familles qui souhaitaient dans leur très grande majorité disposer de deux journées pleines pour se retrouver avec leurs enfants.

Avec cette nouvelle organisation de la semaine, la durée hebdomadaire de l'instruction obligatoire passera, pour tous les élèves, de 26 heures à 24 heures, soit un total de 864 heures d'enseignement par an, ce qui reste bien au-dessus de la durée moyenne d'enseignement des pays qui obtiennent les meilleures performances scolaires dans les classements internationaux.

Aux termes du protocole d'accord que j'ai conclu avec deux organisations syndicales du premier degré, ces deux heures ne seront pas perdues pour les élèves, mais réinvesties sous forme d'aide personnalisée aux élèves en difficulté scolaire ou de travail en petit groupe. Cela implique une modification substantielle du service horaire des enseignants du premier degré qui se composera désormais de 24 heures hebdomadaires d'enseignement en groupe classe et de 108 heures annuelles consacrées à l'aide directe aux élèves en difficulté (60 heures), au travail en équipe, à la relation avec les familles ou à l'implication dans un projet personnalisé de scolarisation (PPS) d'un élève handicapé (24 heures), à l'animation pédagogique et à la formation (18 heures) ainsi qu'aux conseils d'école (6h).

Enfin, je veux que tous les élèves de CM1 et de CM2 qui, malgré l'aide personnalisée et l'accompagnement éducatif mis en place à la rentrée prochaine, continueraient à éprouver des difficultés d'apprentissage, puissent se voir proposer un stage de remise à niveau durant les vacances scolaires. Ces stages seront opérationnels dès les prochaines vacances de printemps, car il y a urgence à agir, chaque fois qu'un enfant présente des lacunes importantes.

Concrètement, ces stages s'étendront sur une semaine et ils proposeront trois heures d'enseignement par jour en français et en mathématiques. Cet enseignement sera structuré autour de groupes de cinq à six élèves sous la conduite d'enseignants volontaires qui seront rémunérés par des heures supplémentaires.

Je veux en finir avec cette inégalité choquante qui veut que seuls les enfants dont les parents auraient les moyens de les inscrire dans des cours particuliers auraient une chance réelle d'échapper à l'échec scolaire. Ce développement de la réussite payante me semble contraire aux principes fondamentaux de l'école républicaine. Si l'école est gratuite et obligatoire, la réussite scolaire doit l'être elle aussi.

Cette nouvelle organisation du temps scolaire sera au service d'une véritable révolution culturelle, qui consiste à recentrer l'école sur les enseignements essentiels. Pendant des années, on n'a cessé de vouloir augmenter le nombre des connaissances, des compétences et des informations que les enfants devaient recevoir de l'école, sans se soucier de la cohérence pédagogique de ces apprentissages. Les programmes eux-mêmes étaient devenus trop longs, trop lourds, illisibles pour les parents et parfois même, peu compréhensibles par les enseignants.

Le projet de programme présenté ce matin constitue le fruit d'un travail de plusieurs mois et je tiens à remercier tous ceux qui s'y sont associés. Je pense naturellement à Jean-Louis Nembrini, qui a fourni un très gros travail avec son groupe d'experts pour me faire une première proposition. C'est à partir de cette proposition que j'ai pu associer à mon tour d'autres experts, parmi lesquels de nombreux membres de l'Inspection Générale de l'Education Nationale tels que Viviane Bouysse, Philippe Claus, Christian Loarer, Marie Mégard, Rémy Jost, Gérard Bonhoure ou bien encore le doyen du groupe d'histoire-géographie Michel Hagnerelle. Parmi les personnalités qui ont été consultées ou se sont associées à la rédaction des programmes, je peux citer, entre autres, Pierre Léna, Antoine Compagnon, Alain Bentolila, Stanislas Dehaene, Marie-Christine Bellosta ou Danièle Sallenave.

Le résultat est éloquent. Ces programmes avec les progressions en français et en mathématiques sont désormais bien plus courts que les précédents puisqu'ils comportent un total de 36 pages au format du Bulletin officiel, contre 104 pages précédemment. Ecrits dans un langage clair et concis, ils ont été conçus pour pouvoir être lus aussi par les parents d'élèves, y compris les moins rôdés à la lecture de textes officiels.

A la lecture de ces programmes, vous percevrez plusieurs changements majeurs avec les textes précédents.



PREMIER CHANGEMENT

les programmes comportent désormais des horaires plus simples et plus précis, qui définissent un horaire unique clairement identifié pour chaque discipline au lieu des fourchettes horaires prévues par les anciens programmes. Cette nouvelle présentation des horaires permet de marquer plus particulièrement l'importance donnée à l'apprentissage des mathématiques et du français. Ainsi, le volume horaire hebdomadaire réservé au Français sera désormais 10 heures en cycle 2 et de 8 heures en cycle 3 , alors qu'il variait, pour le cycle 3, entre six et huit heures dans les programmes précédents. De même, l'horaire d'éducation physique et sportive est renforcé, passant de 3 heures à 4 heures par semaine, conformément à la volonté du Président de la République. Les programmes de sciences, d'histoire géographie et de pratique artistique sont recentrés sur l'essentiel.


DEUXIEME CHANGEMENT

l'ambition retrouvée des programmes disciplinaires.
Elle concerne toutes les disciplines, mais elle est particulièrement sensible dans les domaines du Français et en mathématiques. L'enseignement de la grammaire, du vocabulaire et de l'orthographe est désormais abordé de manière explicite et il nous a paru important qu'un enfant qui sorte de l'école primaire ait appris l'ensemble des temps de l'indicatif, y compris le futur antérieur et le plus-que-parfait ! La pratique de la récitation et de la rédaction, exercices utiles de l'école primaire, font également leur retour dans les programmes officiels.

Il en va de même en mathématiques, puisque les programmes prévoient le renforcement des techniques opératoires. Là où l'on se contentait par exemple d'aborder véritablement la multiplication à partir du CE2, et pas totalement la division, par exemple pour des nombres décimaux, les élèves devront maîtriser parfaitement les quatre opérations avant d'entrer au collège et savoir pratiquer une règle de trois. La pratique quotidienne du calcul mental sera encouragée pour permettre aux élèves d'acquérir très tôt les automatismes nécessaires pour ne pas se tromper dans leurs calculs.

L'histoire fait désormais l'objet d'un véritable enseignement, introduisant chez l'enfant des repères chronologiques fondés sur la connaissance des grandes dates de l'histoire de France et l'existence des personnages, contrairement aux programmes précédents qui affirmaient qu' « à cet âge, il ne s'agit pas encore de faire de l'histoire ». De Clovis à Clémenceau, de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb à celle du vaccin contre la rage par Pasteur, les élèves apprendront à connaître les principaux jalons de l'histoire de France et de l'humanité. C'est dans ce cadre aussi que les nouveaux programmes font explicitement référence à la question de la traite des Noirs et de l'esclavage, ainsi qu'à l'extermination des Juifs et des Tsiganes par les nazis.

La géographie, enfin, permettra aux élèves à partir de l'échelle locale puis nationale, de comprendre les caractéristiques de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial. Une attention particulière est apportée à la façon dont les hommes entretiennent et aménagent leurs territoires, à différentes échelles.



TROISIEME CHANGEMENT

l'ouverture des élèves sur d'autres formes de connaissances. Une initiation à l'histoire des arts est introduite dès le cours préparatoire et bénéficie d'un programme précis dès le CE2 en lien avec l'étude des six périodes chronologiques prévues par le programme d'histoire. Elle bénéficiera d'un horaire spécifique qui lui sera attribué au cycle 3, avec un minimum de 20 heures annuelles en liaison avec l'enseignement de l'histoire, de la pratique artistique et du français. De même, une éducation au développement durable est intégrée à la fois au programme de géographie et au programme de sciences du cycle 3.


QUATRIEME CHANGEMENT


l'introduction de l'instruction civique et morale qui remplace l'éducation civique. Cet enseignement permet à l'enfant de découvrir progressivement les valeurs, les principes et les règles qui régissent l'organisation des relations sociales, depuis l'observation des règles élémentaires de civilité jusqu'aux règles d'organisation de la vie démocratique.

Les principes de la morale et l'importance de la règle de droit sont notamment présentés au travers de maximes (« la liberté de l'un s'arrête là où commence celle d'autrui ») ou d'adages juridiques tels que « nul n'est censé ignorer la loi ». Il inclut la connaissance des symboles de la République française et, pour la première fois, des symboles de l'Union européenne. Enfin, les élèves découvrent les traits constitutifs de la nation française, du projet européen et de la francophonie.


CINQUIEME CHANGEMENT

la très forte cohérence donnée aux programmes de l'école maternelle, dont la finalité très clairement affirmée est de préparer les élèves à l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul tout en conservant sa spécificité propre. L'accent mis sur l'apprentissage du vocabulaire, qui reprend les conclusions du rapport que m'avait remis le professeur Alain Bentolila au mois de décembre dernier, constitue également un apport important pour la réussite scolaire future des élèves.

Je n'imposerai aucune méthode particulière aux enseignants pour transmettre ces savoirs aux élèves, car ils sont les mieux placés pour connaître les capacités de leurs classes et choisir la méthode la plus appropriée pour les faire progresser. Mais je serai vigilant à ce que ces nouveaux programmes et cette nouvelle organisation du temps scolaire contribuent à l'amélioration significative des résultats de chaque école. Ces résultats seront communiqués aux familles selon des modalités que nous définirons au cours des prochaines semaines pour apporter aux familles toute l'information nécessaire sans toutefois entrer dans une logique de mise en concurrence des écoles entre elles. Les résultats de ces évaluations ne seront ni un critère de redoublement pour le CE1, ni un examen d'entrée en sixième pour les CM2. Mais je préfère que l'Education nationale se dote d'outils de mesure fiables et transparents du niveau des élèves plutôt qu'elle découvre, année après année, un classement médiocre dans les différentes évaluations internationales.


Si les programmes de l'école primaire suscitent une telle attention, c'est parce qu'ils constituent une forme de contrat social éducatif. Transmettre le savoir, c'est guider l'élève vers une forme de liberté et une forme de responsabilité et c'est prendre en même temps, au nom de la société tout entière, l'engagement moral de ne pas échouer dans cette mission. Nous avons désormais un devoir de réussite pour l'école primaire.

Mesdames et Messieurs les journalistes
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# Online seit Dienstag, 26. Februar, 2008 um 06:40

Geändert am Sonntag, 11. Mai, 2008 um 06:26